Meet Emmanuelle Vidal Simoës de Fonseca, Ministre of culture, arts & crafts

Meet Emmanuelle Vidal Simoës de Fonseca, Ministre of culture, arts & crafts

-Bonjour, pouvez-vous vous présenter pour nos internautes ?

-Sociétaire de la Société des Gens de Lettres de France, Présidente de la « Maison des Arts Douta Seck », je suis née derrière la « Butte Montmartre », en 1955. J’ai pour parents l’illustre Douta Seck, comédien dramaturge aux 120 créations de théâtre et de cinéma, interprète fétiche d’Aimé Césaire, et la Comtesse Marie-Louise Vidal Simoës de Fonseca, productrice et auteure à l’ORTF.  Ecrivain, primée par l’Académie Française, j’ai passé mon enfance baignée dans la culture de la scène. J’ai choisi la Musique, la Danse, l’écriture et le Chant. Interprète du Grand Répertoire Lyrique de l’Opéra, Chorégraphe auprès de Victor Upshaw, j’ai commencé une longue carrière discographique, débutant à 11 ans avec Manu Dibang avec Soul Makossa ; puis, j’ai connu de grands succès internationaux, comme « Brasilia Carnaval », « Ritmo Tropical », « Allo Papa Tango Charlie », « Hot Sauce », « Lesson of Love », « Smile », « Huricanne Fifi », « Difference », « From East to West ». Au total, j’ai vendu plus de 121 millions de disques. Je me suis produits sur les scènes du monde, sous mon nom de chanteuse, « Manow BALE » ». Depuis lors, je me consacre à la défense des Droits de l’Homme, des Femmes et des Enfants en organisant des voyages et conférences. A travers ma nouvelle mission de Ministre de la Culture, des Arts et de l’Artisanat de l’Etat de la Diaspora Africaine, je défends le Patrimoine de la Francophonie et je contribue à la Construction d’une Afrique qui gagne !

 

-Quelle est votre vision du panafricanisme ?

-Vers la fin du XVIIIème siècle, ce mouvement politique se développe à travers les Amériques, l’Europe et l’Afrique, avec le projet d’unir les mouvements disparates en un réseau de solidarité pour mettre fin à l’oppression. Il va conduire au panafricanisme.

Le panafricanisme est par essence un mouvement d’idées et d’émotions. Ma vision sociale et politique se lie à cette philosophie et à ce mouvement qui cherchent à unifier les Africains d’Afrique et les membres éparpillés dans le monde, de la Diaspora Africaine.

Il traduit une volonté unanimement affirmée des dirigeants du continent de penser et d’agir africain.
La mémoire de l’Afrique, berceau de l’humanité et berceau de la civilisation, nous dit clairement que l’Egypte pharaonique, le Carthage ainsi que la ville de Tombouctou à l’apogée de l’Empire du Mali, n’avaient bâti leur grandeur qu’en puisant dans leur génie. Nos ancêtres ne comptaient que sur eux-mêmes et géraient l’Afrique, au temps de son rayonnement, suivant leur image et leurs valeurs.
Le salut de l’Afrique a toujours été de puiser dans son originalité.

Et nous devons plus que de la lumière à nos peuples, en ce début de troisième millénaire.
Plus que jamais, notre désir de prendre notre destin en mains, afin de changer nos pays et notre continent. Nous voulons faire un retour en nous-mêmes avec l’interrogation de nos passés rayonnants, un rétablissement de notre conscience historique, dans le but d’offrir à nos peuples la solution la plus conforme à nos aspirations.

 

-Quel est votre personnage préféré dans l’histoire panafricaine ?

-Mon modèle est Abdoulaye Wade, ex-Président du Sénégal. Il s’est défini comme «d’une part, le choix d’un peuple dispersé aux quatre coins de la terre, d’un peuple dont le continent est morcelé par l’histoire, d’un peuple dont on a, pendant des siècles, arraché la liberté et entaché la dignité, de renouer pour toujours avec ses racines, avec lui-même. Et, d’autre part, le choix de peuples unis par l’histoire, unis par l’espace et unis par le destin, de se forger une Afrique nouvelle : une Afrique démocratique, pacifique, unie, fraternelle et travailleuse pour son développement ».

C’est aussi là tout le sens de l’appel de Son Excellence Monsieur le Président Abdoulaye WADE, à l’occasion de l’inauguration du Monument de la Renaissance Africaine, je le cite : « A toute la jeunesse africaine, terreau fertile des espérances surgies de l’Union Africaine, j’ai voulu montrer qu’il existe en Afrique assez de ressources spirituelles, intellectuelles et morales pour sous-entendre notre volonté d’édifier une nation forte, démocratique et prospère ».

 

-Quels sont vos projets dans le cadre de l’Etat de la Diaspora Africaine ?

-J’ai plusieurs projets : le Festival « Chantons l’Afrique » à Paris, la création de l’Hymne de l’Etat de la Diaspora Africaine, la Création de la Radio TV Web « Rendez-vous » en Italie et en Suisse, le Salon de l’Artisanat au Maroc : « Arts Sacrés de la Renaissance ». Mes Projets sont divers et tous dirigés vers l’évolution et la croissance des connaissances, quelques fois oubliées, ou cachées, recherchées par notre Diaspora du Monde entier, vers tous les secteurs des métiers des Arts, Culture et Artisanat. Aussi, je souhaite avec enthousiasme révéler et soutenir toutes les nouvelles initiatives et tous les talents. Cet Etat de la Diaspora Africaine, qui défend la noble Cause du Rassemblement Universel en lequel je crois fermement, est aux prémices de la Vie ! Je me mets à votre entière disposition pour toute requête.

 

Pour finir, je souhaite lancer un appel officiel aux institutions internationales, aux investisseurs, aux mécènes et aux sponsors, pour nous soutenir ! Je suis une Artiste au service des artistes ! Bayete !